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Bornes électriques dans votre aire de camping-car : les gérer (et les faire payer) sans être sur place

2026-10-19
Bornes électriques dans votre aire de camping-car : les gérer (et les faire payer) sans être sur place

Bornes électriques dans votre aire de camping-car : les gérer (et les faire payer) sans être sur place

Un soir de janvier, quatre camping-cars sont sur votre aire. L'électricité est comprise dans un forfait de trois euros par nuit, comme vous l'avez toujours fait. Sur l'emplacement 7, un couple chauffe au gaz et n'utilise la borne que pour le réfrigérateur et le chargeur du téléphone : cela vous coûte quelques centimes. Sur l'emplacement 3, un camping-cariste a coupé sa Truma pour économiser le gaz et branché un radiateur électrique de 2 000 watts, plus le chauffe-eau, plus la télé. Il restera branché douze heures. Au matin, il aura consommé autant qu'un foyer en une journée entière, et vous aura payé trois euros. Vous ne le saurez jamais, parce que la borne ne vous le dit pas.

Cette scène se répète chaque hiver dans de nombreuses aires de camping-car en France, et chaque été sous une autre forme, avec la climatisation. L'électricité est le seul service que vous vendez sans savoir combien vous en vendez, parce que la mesurer et la facturer à sa juste valeur a toujours demandé du matériel coûteux et quelqu'un pour aller relever les compteurs.

Dans cet article, nous voyons combien consomme vraiment un camping-car branché, pourquoi le forfait est souvent un mauvais calcul, ce que demande la norme NF C 15-100 pour les bornes d'une aire ou d'un camping, quelles sont les limites des monnayeurs et des compteurs classiques, et comment fonctionne une borne connectée qui s'allume, s'éteint et se fait payer à distance, depuis le même tableau de bord que celui qui gère la barrière, les réservations et les arrivées.

Combien consomme vraiment un camping-car branché sur la borne

Commençons par les chiffres, parce que sans chiffres, toute décision sur les tarifs se prend à l'aveugle.

En Europe, les bornes de camping délivrent en général entre 4 et 16 ampères par prise, selon le guide technique du Touring Club Suisse. Sous 230 volts, cela signifie, en gros, qu'une prise de 6 A met à disposition environ 1,4 kW, une prise de 10 A environ 2,3 kW et une prise de 16 A environ 3,7 kW. C'est la puissance maximale instantanée : ce que le camping-cariste peut allumer en même temps sans faire disjoncter la protection.

La consommation réelle, c'est-à-dire les kWh que vous payez sur votre facture, dépend de l'équipement du camping-car et de la durée pendant laquelle il reste allumé. Quelques repères concrets, recueillis auprès de ceux qui utilisent leur camping-car au quotidien :

  • Réfrigérateur trimixte sur 230 V : environ 140 W, en marche 18 à 20 heures par jour. À lui seul, il fait 2,5 à 3 kWh toutes les 24 heures, quel que soit le temps.
  • Réfrigérateur à compresseur : 50 à 70 W pendant une dizaine d'heures. Moins de 1 kWh par jour.
  • Chauffe-eau électrique ou Truma Combi en mode électrique : de 900 à 1 800 W pendant la chauffe. Deux heures de fonctionnement font 2 à 3 kWh.
  • Climatiseur de toit : environ 1 000 W en marche. Une nuit d'août avec la clim allumée huit heures, c'est 6 à 8 kWh.
  • Radiateur électrique d'appoint : 1 500 à 2 000 W. Douze heures une nuit de janvier peuvent atteindre 20 kWh.
  • Chargeur de batterie cellule au lithium : les camping-cars récents embarquent de plus en plus souvent des batteries LiFePO4 de 200 à 300 Ah. Les recharger presque vides absorbe encore 2 à 4 kWh.

Assemblons les pièces. Un camping-car « léger » (réfrigérateur, éclairage, téléphones) consomme 2 à 3 kWh par nuit. Un camping-car « lourd » en hiver ou en plein été (réfrigérateur, chauffe-eau, climatiseur ou radiateur) atteint sans difficulté 10 à 15 kWh, avec des pointes au-delà de 20.

Et combien vous coûte un kWh ? En France, le prix dépend beaucoup de votre contrat. Pour les petites entreprises éligibles au tarif réglementé (moins de dix salariés et pas plus de 2 millions d'euros de chiffre d'affaires), le Tarif Bleu d'EDF en option Base est passé le 1er août 2026 à environ 0,162 € le kWh hors TVA pour les professionnels, selon la grille relayée par Selectra, auquel s'ajoute l'abonnement ; côté particuliers, le kWh en option Base est à 0,2001 € TTC en 6 kVA depuis la même date. Si vous êtes sur une offre de marché, ou si votre aire est communale avec un contrat différent, le chiffre sera autre. La façon la plus honnête de le connaître est de diviser le total de votre facture (abonnement compris) par les kWh consommés. Pour les calculs de cet article, nous prendrons 0,20 € par kWh comme référence prudente, abonnement compris.

Le camping-car « léger » vous coûte donc environ 0,50 € par nuit. Le camping-car « lourd » vous coûte de 2 à 3 euros, et les pires nuits autour de 4 euros. Avec un forfait de 3 euros, le premier vous paie six fois ce qu'il consomme, et le second, certaines nuits, vous fait perdre de l'argent. Et vous ne savez même pas combien de vos clients appartiennent au second profil.

Compris, forfait ou au compteur : pourquoi le forfait est un mauvais calcul

En France, on retrouve les trois mêmes modèles qu'ailleurs en Europe pour facturer l'électricité :

  • Électricité comprise dans le prix de l'emplacement, fréquente dans les petites aires et dans certaines aires privées.
  • Forfait par nuit ou par 24 heures, très répandu, souvent payé avec un jeton ou à une borne de paiement.
  • Au compteur, en euros par kWh, encore minoritaire parce qu'il faut mesurer chaque prise.

Le modèle « compris » est le plus simple à communiquer et le plus risqué à gérer. Il ne fonctionne que si le prix de l'emplacement est déjà élevé et que votre clientèle est surtout estivale et peu gourmande. Dès que votre clientèle change (et avec le camping-car d'hiver qui progresse, elle change), le coût de l'énergie grignote votre marge sans que vous le voyiez mois après mois sur la facture.

Le forfait a l'air d'un compromis raisonnable, mais il pousse au gaspillage. Le camping-cariste qui a payé 3 euros « pour l'électricité » se sent autorisé à en consommer autant qu'il veut : c'est payé. Celui qui consomme peu se sent floué, celui qui consomme beaucoup est ravi, et vous financez le second avec l'argent du premier. Sans compter ceux qui ont des panneaux solaires et une batterie au lithium, de plus en plus nombreux, notamment en fourgon aménagé : eux ne veulent pas payer un courant dont ils n'ont pas besoin.

Le modèle au compteur est le seul où le prix suit le coût. Celui qui fait tourner son réfrigérateur paie quelques centimes, celui qui allume le radiateur paie le radiateur. C'est aussi le système que beaucoup de camping-caristes allemands et néerlandais, nombreux sur les aires françaises, trouvent normal. Le problème du compteur n'a jamais été l'équité. C'était la difficulté de le faire fonctionner.

Prenons un exemple sur une aire type (hypothétique). Un gestionnaire avec 25 emplacements et environ 3 000 nuitées-véhicules par an, avec un forfait de 3 euros, encaisse 9 000 euros d'électricité. Si 30 % de ses clients sont du profil « lourd » à 12 kWh et le reste du profil « léger » à 2,5 kWh, il consomme environ 16 000 kWh par an, soit, à 0,20 euro, quelque 3 200 euros de facture. Sur le papier, il gagne bien sa vie. Mais sa marge repose entièrement sur les clients « légers », qui paient six fois leur consommation et le lui font savoir dans les avis, tandis que les nuits de radiateur à 15 ou 20 kWh lui coûtent plus qu'elles ne rapportent. Si le prix de l'électricité remonte, ou si sa clientèle d'hiver grandit, l'équilibre bascule sans que personne ne le prévienne. Au compteur, à 0,60 euro le kWh par exemple, les mêmes 16 000 kWh rapporteraient environ 9 600 euros : à peu près la même recette, mais chaque kWh porte sa propre marge, le client « léger » paie 1,50 euro au lieu de 3, et la consommation baisse, parce que celui qui paie son radiateur s'en sert un peu moins. C'est ainsi que l'électricité passe du statut de coût caché à celui de recette avec une marge saine et prévisible.

Monnayeur, compteur, carte : les limites du matériel « bête »

Si la facturation au compteur est si intéressante, pourquoi la plupart des aires en sont-elles encore au forfait ? Parce que, jusqu'ici, la mettre en place voulait dire installer une borne à monnayeur ou à lecteur de cartes, et cette borne arrive avec une liste de problèmes que ceux qui en ont une connaissent par cœur.

Le monnayeur, il faut le vider. Quelqu'un doit passer, ouvrir la trappe, compter les pièces, les porter à la banque. Sur une aire sans personnel, cela signifie un passage tous les quelques jours, et en haute saison souvent tous les jours. Le camping-cariste arrive à dix heures du soir, n'a que des billets et le monnayeur n'accepte que des pièces ou des jetons : il reste sans courant et vous laisse un avis le lendemain. Les pièces se coincent, l'humidité oxyde les contacts, la trappe est forcée pour quatre-vingts euros de monnaie et la réparation coûte dix fois plus. Nous en avons parlé en détail dans Borne de paiement pour aire de camping-car : pourquoi vous n'en avez pas besoin, et la logique est la même : chaque appareil qui contient de l'argent sur l'aire est une cible et un coût de gestion.

Les cartes prépayées et les jetons déplacent le problème au lieu de le résoudre : il faut les vendre, donc être présent ou avoir un distributeur, c'est-à-dire encore du matériel (ou un accord avec la boulangerie et l'office de tourisme, qui ferment le soir). Le compteur à relevé manuel, enfin, ne fonctionne que si quelqu'un note le chiffre à l'arrivée et au départ : sur une aire en accès automatique, il est tout simplement incompatible avec votre mode de gestion.

Et puis il y a le problème principal, qu'aucun monnayeur ne règle : la prise reste physiquement accessible à tout le monde. Le camping-cariste de l'emplacement 3 n'a pas payé l'électricité, mais la prise de l'emplacement 4, libre, est à deux mètres. Sans un contrôle qui lie la fourniture à celui qui a réellement payé, l'énergie reste un bien commun sur l'aire.

Ce que demande la norme : NF C 15-100, partie 7-708

Avant de parler de technologie, un passage obligé : la sécurité. En France, les installations électriques basse tension relèvent de la norme NF C 15-100, et sa partie 7-708 traite des exigences particulières pour les parcs de caravanes, les campings et les emplacements analogues, ce qui couvre les bornes d'une aire de camping-car. Cette partie a été publiée par l'AFNOR en août 2024, puis remplacée par une nouvelle édition en octobre 2025, selon le catalogue AFNOR. Elle transpose le document européen HD 60364-7-708, lui-même fondé sur la norme internationale IEC 60364-7-708. La norme française est payante et nous ne citons pas son texte ; quelle édition s'applique exactement à votre projet, c'est à votre électricien ou à votre bureau d'études de le confirmer.

Les principales exigences pour les prises, telles qu'elles figurent dans la IEC 60364-7-708:2017 sur laquelle repose le texte européen, sont les suivantes :

  • Prises industrielles de type CEE (IEC 60309-2), à verrouillage, pour que les contacts ne soient pas sous tension lorsqu'ils sont accessibles.
  • Au moins une prise par emplacement, d'un courant assigné d'au moins 16 A.
  • Un dispositif différentiel de 30 mA au plus pour chaque prise, qui coupe tous les conducteurs actifs.
  • Une protection contre les surintensités pour chaque prise, pour que la surcharge d'un camping-car ne coupe pas aussi le voisin.
  • Un degré de protection d'au moins IP44 pour les prises et une protection contre les chocs (par l'emplacement, par une protection mécanique ou avec du matériel d'au moins IK08).
  • Pas plus de quatre prises dans une même enveloppe, et des bornes placées de façon à limiter les câbles qui traversent les allées.
  • La partie la plus basse de la prise entre 0,5 et 1,5 mètre du sol.
  • Une distribution de préférence souterraine, enterrée assez profond (la norme considère 0,6 m comme profondeur minimale générale) pour ne pas être endommagée par les piquets ou les véhicules.

À cela s'ajoute le volet français : l'installation doit être réalisée par un professionnel qualifié et, pour une installation neuve, une attestation de conformité visée par le Consuel est demandée avant la mise sous tension par le gestionnaire de réseau. Si votre aire est rattachée à un camping, les règles propres aux campings s'ajoutent ; nous les détaillons dans La réglementation des aires de camping-car en France.

Pourquoi tout cela vous concerne-t-il, au-delà du respect de la loi ? Pour deux raisons. La première : si vous devez aujourd'hui remplacer ou ajouter des bornes (parce que les anciennes tombent en panne, parce que vous agrandissez l'aire, parce que vous la créez), vous vous apprêtez à faire un investissement qui doit respecter ces exigences, et il vaut mieux que la même borne règle aussi la question de la gestion, plutôt que d'acheter aujourd'hui une borne conforme et dans deux ans le système pour la faire payer. La seconde : les dispositifs d'aide à l'investissement touristique varient d'une région et d'un département à l'autre, et ce type d'équipement entre souvent dans un projet d'aménagement plus large ; renseignez-vous avant de lancer les travaux. C'est le moment de bien faire les choses, une seule fois.

La borne connectée : comment fonctionne la gestion à distance

Voici la partie qui change la donne. Une borne connectée, c'est au fond une borne conforme dans laquelle chaque prise est commandée par un relais avec mesure intégrée, relié à Internet. Le relais fait trois choses : il allume ou éteint la prise à la demande, il mesure les kWh qui passent, et il transmet tout à un logiciel.

Ce n'est ni de la science-fiction ni un luxe réservé aux grands groupes : les fabricants de bornes pour campings proposent depuis des années des systèmes de supervision à distance, et ce qui a changé, c'est que cette technologie tient aujourd'hui dans le budget d'une aire de 20 ou 30 emplacements.

Sur une aire de camping-car de 20 à 40 emplacements, le déroulement devient le suivant :

  1. Le camping-cariste réserve ou arrive, s'enregistre depuis son téléphone et choisit s'il veut l'électricité.
  2. La prise de son emplacement s'allume automatiquement. Les autres restent éteintes.
  3. Le compteur tourne. Il peut voir combien il consomme, vous aussi.
  4. Au départ, ou à la fin du séjour payé, la prise s'éteint et les kWh sont débités sur son moyen de paiement, avec l'emplacement.
  5. S'il veut rester une nuit de plus, il prolonge son séjour depuis son téléphone et le courant continue. S'il ne paie pas, la prise ne se rallume pas.

Pendant ce temps, vous pouvez être n'importe où. Si un client vous appelle parce que « le courant ne marche pas », vous ouvrez l'application, vous voyez que sa prise est éteinte parce que son séjour a pris fin à midi, et vous le lui expliquez en trente secondes, ou vous la rallumez d'un geste si vous décidez de lui faire une fleur. Si vous voyez un emplacement qui tire 3 kW depuis six heures un après-midi d'août, vous savez qu'une clim tourne dans un camping-car vide et vous pouvez envoyer un message. Si un relais ne répond plus, vous le savez avant le client.

Une aire, un tableau de bord : pourquoi les bornes ne doivent pas vivre dans une application à part

Il y a une erreur que nous voyons souvent chez ceux qui commencent à automatiser : une application pour la barrière, un portail pour les réservations, un système pour les bornes, un logiciel pour les fiches de police et un tableur Excel pour faire tenir le tout ensemble. Chaque brique fonctionne, mais le gestionnaire passe sa journée à sauter de l'une à l'autre, et quand le camping-cariste demande « alors, j'ai payé ou pas ? », aucun des cinq systèmes ne sait répondre seul.

L'électricité n'a de sens que comme un service du séjour, pas comme un produit séparé. Elle doit s'allumer quand le séjour commence, s'éteindre quand il se termine, et figurer sur le même reçu que l'emplacement. C'est pour cela que nous avons intégré les bornes connectées directement dans CamperGate, avec un partenaire spécialisé dans le matériel : depuis l'écran qui vous sert à ouvrir la barrière, consulter les réservations et suivre les arrivées, vous voyez aussi l'état de chaque prise, les kWh consommés par emplacement et le montant qui s'accumule. La prise s'active seule pour celui qui l'a payée et reste éteinte pour tous les autres, la facturation au compteur passe dans la même transaction que le séjour et, si besoin, vous allumez ou éteignez une prise à la main depuis votre téléphone. Pas de deuxième application, pas de deuxième identifiant, pas de deuxième facture à rapprocher.

Cela change le travail de celui qui gère l'aire de façon très concrète. Le gestionnaire privé qui a un autre métier en semaine ne passe plus sur l'aire « pour voir les bornes ». La commune dispose d'un état mensuel des kWh vendus à joindre à ses comptes. La ferme qui accueille six camping-cars arrête d'offrir l'électricité dans le prix. Et dans tous les cas, l'aire fonctionne même quand le gestionnaire n'est pas là, ce qui est la seule définition sérieuse d'une « aire automatisée ».

Passer au compteur sans perdre de clients : un plan en cinq étapes

La crainte la plus fréquente chez ceux qui envisagent d'abandonner le forfait, c'est la réaction des clients. C'est une crainte légitime, et elle se gère avec quelques précautions.

1. Choisissez un prix au kWh honnête et expliquez-le. Il doit couvrir l'énergie, autour de 0,16 à 0,25 € le kWh en 2026 selon votre contrat, et l'infrastructure. Un prix de l'ordre de 0,50 à 0,60 € le kWh, comme dans nos exemples, couvre largement les deux et vous permet de dire sereinement « vous payez ce que vous consommez ». Au-delà, vous risquez de nourrir les critiques que vous vouliez justement éviter.

2. Publiez un petit tableau des consommations types. Sur votre site, dans le message de bienvenue, sur le panneau de l'aire. À 0,60 € le kWh, par exemple : « Réfrigérateur pour une nuit : environ 2 kWh, 1,20 euro. Climatisation pendant 8 heures : environ 7 kWh, 4,20 euros. » Le camping-cariste comprend en dix secondes que pour un séjour normal il paiera moins que l'ancien forfait, et qu'il ne paie davantage que s'il consomme davantage. La transparence désamorce la discussion avant qu'elle ne commence.

3. Rendez l'électricité optionnelle à l'enregistrement. Ceux qui ont des panneaux et des batteries au lithium (de plus en plus nombreux, surtout en fourgon aménagé) n'en veulent pas et apprécient de ne pas la payer. Ceux qui la veulent l'activent d'un geste. Personne ne se sent forcé.

4. Montrez la consommation en temps réel au client. La plupart des contestations sur l'électricité naissent de la surprise en fin de séjour. Si le camping-cariste peut voir les kWh pendant qu'il les consomme, il n'y a pas de surprise.

5. Commencez par les nouveaux emplacements ou par le renouvellement. Inutile de tout refaire en un jour. Si vous remplacez deux vieilles bornes ou ajoutez quatre emplacements, prenez-les connectées. Après une saison, vous aurez les vrais chiffres de votre aire pour décider si et quand convertir le reste.

Imaginez que vous le fassiez sur huit emplacements « premium » pendant une saison. En septembre, vous comparez les kWh vendus sur ces huit emplacements avec la facture et vous découvrez combien vous coûtent réellement les vingt-deux autres au forfait. Avec ces données en main, la décision pour le reste de l'aire se prend toute seule, avant l'hiver. C'est ce qui se passe chaque fois que quelqu'un commence à mesurer.

En résumé

L'électricité est le seul service de l'aire que vous avez vendu pendant des années sans le mesurer, et avec une clientèle qui évolue (plus d'hiver, plus de climatisation, plus de batteries au lithium à recharger), le forfait devient de plus en plus approximatif : trop cher pour les uns, à perte pour les autres. Un camping-car léger consomme 2 à 3 kWh par nuit, un camping-car lourd 10 à 15 et plus ; avec un coût réel autour de 0,20 € le kWh, le forfait de 3 euros repose entièrement sur les petits consommateurs. La NF C 15-100, dans sa partie 7-708, fixe ce que doit être une borne conforme, et si vous devez investir, mieux vaut le faire une seule fois, avec des bornes connectées qui s'allument pour qui a payé, mesurent les kWh et les facturent avec le séjour. Le tout depuis le même tableau de bord que celui qui gère la barrière, les réservations et les arrivées, où que vous soyez.

Comment CamperGate vous aide

Vendre l'électricité à sa juste valeur, à distance et sans monnayeur, c'est aujourd'hui possible même pour une petite aire, à condition que les bornes parlent au même système que la barrière, les réservations et les paiements.

✅ Bornes connectées intégrées : la prise de l'emplacement ne s'allume que pour celui qui a payé son séjour avec l'électricité, et s'éteint seule à la fin
✅ Facturation au compteur automatique : les kWh passent dans la même transaction que l'emplacement, par carte, Apple Pay ou Google Pay, sans pièces, sans jetons, sans compteurs à relever
✅ Toute l'aire depuis votre smartphone : état de chaque prise, kWh par emplacement, barrière, réservations et arrivées dans le même tableau de bord, où que vous soyez
✅ Statistiques de consommation et de recettes : vous savez ce que vous vendez et ce que vous payez, mois par mois, pour décider tarifs et investissements chiffres en main

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